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The day empties its images, travail en cours, Accompagné d'une nouvelle de Lucien Raphmaj

« On this bald hill the new year hones its edge.
Faceless and pale as china
The round sky goes on minding its business.
Your absence is inconspicuous ;
Nobody can tell what I lack. »
Sylvia Plath,
« Parliament Hill Field », extrait, 1961

Détournant à la fois le format et les codes traditionnels de la photographie, Anaïs Boudot invente un espace où les oeuvres et le texte dialoguent et questionnent l’image. L’exposition, dont le titre est emprunté à un poème de Sylvia Plath, reprend des thématiques chères à la poétesse : paysage, eau et sentiments. Les oeuvres sélectionnées par l’artiste plongent le spectateur dans des visions de rêve et de fantasme ; la nouvelle écrite par Lucien Raphmaj propose un récit de ces visions. Qu’il s’agisse d’une silhouette, d’un visage endormi ou de fragments de paysages, le travail d’Anaïs Boudot sur les images révèle toujours leurs caractères oniriques.

Nous sommes plongées dans des visions éparses tels des fragments de rêves.
Cet ensemble de travaux fonctionne comme une mise en abîme du regard photographique. La vision hésite à être simple captation du réel ou projection des sentiments sur ce paysage. L’exposition propose des visions qui sont commes les images du rêve qui fait revivre et efface les émotions de la journée. Le jour vide ses images.

La nuit se fait, la nuit est là, calme dissolution des pensées du jour, avec la grise lumière de l’absence.